couv22791658.jpgRésumé :

2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise…

Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

Avis : 

Parmi les animes sortis cette année et qui me font de l’œil se trouve Boku Ga Inai Machi qui n’est autre que l’adaptation d’ Erased un manga sorti trois ans plus tôt. Je me serais sans doute contenté de l’anime, mais j’ai eu la chance et la surprise de les trouver à la bibliothèque, alors je me suis laissée tenter. Puis bon, un manga sur les voyages temporels je pouvais pas passer à côté !

Dès les premières pages, on fait la connaissance de Satoru livreur de pizza qui rêve de percer dans le manga sans y arriver. Il a une vie tout à fait normal, mis à part un léger problème qu’il nomme « rediffusion ». Pour lui une rediffusion est un retour dans un passé proche qu’il doit modifier pour éviter qu’un accident se produise. Et cela se reproduit en boucle jusqu’à ce qu’il parvienne à modifier le premier futur. En tant que lecteur la première fois c’est assez surprenant, mais je me suis prise au jeu et j’ai fini par chercher avec Satoru le problème. Et franchement c’est pas facile, deux ou trois rediffusions ne sont souvent pas de trop !

Suite à son accident, la mère de Satoru vient faire du tourisme s’occuper de lui à Tokyo. Il se rapproche aussi d’une de ces collègue, Airi dont le caractère contraste beaucoup avec celui du héro et apporte un peu de fraîcheur. J’aime bien ces deux personnages féminins, surtout la mère de Satoru qui lit en son fils comme dans un livre ouvert. Durant sa convalescence commence les flash back du héros qui se rappelle des faits survenus dans son village lorsqu’il était enfant. Il s’agit de meurtre de trois enfant âgés de dix qui étaient dans sa classe. Le tueur a été arrêté mais Satoru est persuadé que l’homme emprisonné est innocent. Malheureusement à l’époque il n’avait que dix ans et personne ne l’a crût. Ces flash back présentent aussi le personnage de Kayo l’une de ces camarades de clases très réservée et première victime et Yuki le tueur présumé ainsi que tous les camarades de classe d’époque de Satoru. Les informations nous sont données doucement pour ménager le suspense mais qui marche plutôt bien.

Le héros est un homme assez particulier, froid et peu bavard et qui voit ces pouvoirs comme un fardeau. D’accord lorsqu’on fini à l’hôpital pour avoir sauver quelqu’un ça peut faire rager, mais Satoru n’aime définitivement pas aider les autres car il pense que ça ne lui apporte que des ennuis. Et pour le coup il n’a pas tort. Par contre je n’aime pas franchement le graphisme. C’est un style assez particulier qui ne me plait pas vraiment, surtout au niveau des visage. Néanmoins il est très travaillé et rend bien compte des ambiances, surtout lorsqu’elle est sombre et pesante. Mais même si les dessins ne me plaisent pas très vite, je me suis laissée entièrement happer par l’histoire et ces mystères qui se succèdent. La fin est vraiment étonnante, avec un beau cliffhanger ( très frustrant aussi ) mais nous donne une petite idée de la suite des événements. Et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai hâte de lire le volume deux ou de voir l’anime !

En Bref :

Une très bonne entrée en matière et même si le style de dessin peut dérouter au départ, on en fait vite abstraction au profit de l’histoire.

Note ♠♠♠♠♠

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