couv29545223Résumé :

Sophie ne rêve pas, cette nuit-là, quand elle aperçoit de la fenêtre de l’orphelinat une silhouette immense vêtue d’une longue cape et munie d’une curieuse trompette. Une main énorme s’approche et saisit la petite fille terrifiée pour l’emmener au pays des géants. Mais heureusement, Sophie est tombée entre les mains d’un géant peu ordinaire : le Bon Gros Géant, qui se nourrit de légumes et souffle des rêves dans les chambres des enfants…

Avis :

Avec la sortie du film le 20 juillet, je me suis dit qu’il serait pas mal de me remettre le récit en tête avant d’aller le voir ( et sans doute le massacrer parce qu’il n’est pas exactement conforme à ce que j’imaginais). Parmi les écrivains qui ont marqué mon enfance, il y a évidement J K Rowling et Roald Dahl ! J’ai lu un grand nombre de ces romans et le BGG est l’un de mes préférés. Quand j’étais enfant, j’avais la cassette audio qui passait en boucle avant même que je ne sache lire, et bien après. Alors je confesse à ma grande honte ne jamais l’avoir lu ! Néanmoins, je tente aujourd’hui de réparer cette erreur et je retombe en enfance le temps d’un livre.

Le BGG c’est donc l’histoire de Sophie qui se fait enlevée par un gentil géant et qui découvre son monde. Il est entouré par d’affreux géant mangeur d’homme qui partent chaque nuit dans un pays différent se nourrir. Mais le BGG est un gentil géant qui va contre sa nature en ne mangeant que des légumes aux goûts affreux. La rencontre entre les deux personnages se fait en douceur, chacun apprenant très vite à connaître l’autre et leurs mondes si différents s’entrechoque faisant parfois naître d’intéressante réflexion.

L’écriture de Roald est agréable, fine et très intelligente. L’univers que nous livre l’auteur est plein de poésie  et de délicatesse. Le roman est aussi truffé de jeu de mots plus drôle les uns que les autres. J’admire vraiment le traducteur qui a réussi à nous rendre un travail pareil. Que ça soit lorsque j’étais enfant, on maintenant, le roman n’a pas perdu une seule miette de la magie qui l’entourait. Il est toujours aussi ensorcelant pour moi, sans doute parce qu’il a durablement marqué mon enfance. J’espère sincèrement que le film sera à la hauteur, sinon ma colère serra terrible ! ( Tremble Steven Spielberg ! )

En Bref :

Un roman magique, que j’ai dévoré avec autant de plaisir que la première fois que je l’ai entendu.

Note ♠♠♠♠♠

– Et les bulles pétillent vers le haut?
– Bien sûr.
– Ce qui signifie, poursuivit le BGG, qu’elles vont hop! Filer jusque dans ta gorge puis sortir par ta bouche et tout va finir par un affreux renvoi roteux.
– C’est souvent vrai, reconnut Sophie, mais un petit rot de temps en temps, ça ne fait pas de mal. C’est même plutôt amusant.
– Roter, c’est dégoûtant, s’indigna le BGG, nous autres, les géants, nous ne rotons jamais.
– Mais avec votre boissons, comment s’appelle-t-elle déjà?
-La frambouille.
Avec la frambouille, dit Sophie, les bulles que vous avez dans le ventre se dirigent vers le bas et le résultat peut devenir encore plus désagréable.
– Pourquoi désagréable? demanda le BGG en fronçant les sourcils.
-Mais parce que, poursuivit Sophie en rougissant légèrement, si elles descendent au lieu de monter, elles sortiront par un autre endroit en faisant un bruit encore plus fort et plus malpoli.
– Un crépitage! s’exclama le BGG avec un sourire rayonnant, nous autres les géants, nous crépitons tout le temps! Le crépitage est un signe de bonheur. C’est une musique pour l’oreille! Tu ne vas tout de même pas me dire qu’un petit crépitage de temps en temps est interdit chez les hommes de terre?

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