couv13659512Résumé :

Le roman met en scène deux personnages principaux : Santiago, un vieux pêcheur pauvre, et Manolin, jeune garçon tendre. L’histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream.

Manolin accompagne Santiago à la pêche, mais ils n’ont rien pris depuis 84 jours. Les parents de Manolin qui trouvent que Santiago est « salao » ou « salado », c’est-à-dire malchanceux, décident qu’il embarquera sur un autre bateau, celui-ci ramène en effet trois grosses prises en une semaine!

Chaque soir Manolin voit le vieux revenir bredouille, cela lui cause une grande tristesse, il l’aide à remonter la barque, les lignes et le harpon. La voile, usée et rapiécée, roulée autour du mât, figure le drapeau en berne de la défaite. Le jeune garçon lui trouve de quoi manger et prend soin de lui, il a peur de le voir « partir », il n’est pas question de pitié, mais d’amour et de respect.

Avis :

Je suis tombée sur ce livre par hasard une nouvelle fois, dans les boîtes de ‘ Enfin Livre’, et je me suis dis pourquoi pas ? Le titre me disait quelque chose, l’ouvrage fait partie des classiques et après la bonne pioche avec Autant En Emporte Le Vent, je me suis laissé tenté. Heureusement que c’était court parce que j’ai un peu regretté…

Nous sommes ici dans une histoire de pêcheur, où Santiago, vieil homme en manque de chance qui rentre les mains vides depuis près de quatre vingt quatre jours. Il s’est lié d’amitié avec un jeune homme, Manolin à qui il a appris le métier. Ce dernier vient le voir tous les jours pour s’occuper et amener à manger à son mentor. C’est un matin comme les autres pour Santiago et on embarque avec lui pour son quatre vingt cinquième jour de pêche, avec l’espoir de ne pas revenir bredouille. Santiago pars en pleine mer lance ces lignes et là, l’attente commence…

Je ne sais pas si vous êtes déjà allé pêché, ça m’est arrivé en étant enfant. C’est pas franchement une activité trépidante, plutôt long et ennuyeux. Et c’est ce que j’ai ressentie en lisant ce livre. Et j’avoue que s’il avait fait plus de pages, je l’aurais carrément abandonné. Il y a de nombreuses descriptions de la mer, des activités du pêcheur et de la relation que ces hommes ont avec l’océan. Ce n’est pas inintéressant mais ça m’emballe pas non plus. Le peu d’action arrive toujours au juste moment, avant que l’ennui ne se fasse trop fortement ressentir. Et même la description de ce combat entre l’homme est la nature est long. Il est par contre très respectueux. Santiago fait preuve de beaucoup de respect et d’humilité face à l’océan ce qui me l’a rendu encore plus sympathique. Parce que même si le roman est long, je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à ce vieil homme tout en pudeur et en simplicité.

La fin est franchement prévisible, mais l’auteur est tout de même parvenu à me toucher avec son personnage et sa façon d’écrire, attirant tour à tour sympathie et compassion pour son pêcheur. C’est vraiment bien écrit, on s’ennuie avec lui, on tremble avec lui et à la fin on pleure avec lui. Ça sera le seul point positif que j’arrive à  trouver à ce roman qui n’a malheureusement pas trouvé grâce à mes yeux même si c’est un classique pour beaucoup.

En Bref :

La relation entre un pêcheur et la mer, long. Très long pour un roman de 178 pages…

Note ♠♠♠

Un homme, ça peut-être détruit, mais pas vaincu.

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