couv6314591.jpgRésumé : 

« Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo: sois belle et consomme. » Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel: elle vous méprise profondément…
Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé.
Ensemble, coupés dum onde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.
Entre romantisme et cynisme, voici les débuts d’un « adorable monstre » de dix-neuf ans.

Avis :

Hell est un roman court que j’avais envie de lire parce que le résumé m’avait plutôt plu. Et sans dire que j’ai été franchement déçue, je suis restée plutôt perplexe et sur ma faim.

Parlons déjà de l’ambiance. Hell est une gosse de riche qui passe son temps à faire du shopping, faire la fête, à boire, se droguer et baiser n’importe comment. Hell est une petite garce mais qui l’assume parfaitement et le revendique. Rien de surprenant lorsqu’on voit le résumé. Puis elle rencontre Andréa, son alter-ego dont elle va tomber amoureuse. Ils vont s’aimer et auront le choix soit de s’en sortir, soit de replonger au cœur de cette déchéance.

Je vais déjà parlé des points positifs et de ce que j’ai aimé dans ce livre avant de parler du reste. J’accroche vraiment au style de l’auteur, crue et sans fioriture et franchement il est parfait pour l’histoire lugubre qu’elle nous livre. Il permet de renforcer le côté glauque et sordide de l’univers de Hell. L’héroïne est aussi intéressante dans un premier temps. On ne nous la présente pas comme une oie blanche loin de là, on commence directement par ces mauvais côtés. C’est une gosse de riche par excellence gâtée à l’excès, égoïste, cynique au possible, désabusée et franchement agaçante par moment. L’auteur réussi à nous décrire une héroïne torturée à l’extrême tout en restant plausible. Mais il arrive un moment ou toute cette carapace vole en éclat et l’on voit quelle est la personne qui se cache derrière toute cette façade prétentieuse. Pendant un instant on aperçoit toutes ces faiblesses et son envie de se sortir de la déchéance dans laquelle elle est tombée. Et c’est à ce moment là que j’ai été légèrement déçue parce que j’espérais vraiment qu’elle y parvienne, qu’elle se prenne en main et au final qu’elle trouve le courage d’évoluer. Mais ce fut loin d’être le cas, malheureusement l’héroïne stagne d’un bout à l’autre du roman sans la moindre perspective d’évolution du personnage ce que je trouve dommage. Alors d’accord, elle reste un personnage avec ces défauts et sa lâcheté mais je déplore tout de même le manque d’évolution.

A part ça je n’ai pas vraiment accroché au reste de l’histoire. Andréa m’a laissé de glace, et il y a beaucoup de répétition, on tourne vite en rond et on finit par s’ennuyer. Lolita Pille réussit a vraiment créer un univers glauque dans lequel évolue bonne quantité de fils/filles de riche qui n’ont d’autre occupation que les voitures de luxe, les vêtements de marque, la drogue, le sexe et l’alcool. Ils sont tous désabusés et sans but mais ce que je trouve dommage c’est de ne réduire cet état qu’aux gosses de riche parce que ces sentiments peuvent être ressentis par tous. J’aurais aimé aussi que la seconde partie de l’histoire, l’histoire d’amour entre Andréa et Hell mais surtout la chute qui suit soit un peu plus développées.

Sans dire que j’ai détestée, ce livre m’a laissée assez mitigée, parce que j’aime beaucoup le style et l’héroïne. Le reste m’a laissée de marbre, je n’ai pas réussi à rentré dans l’histoire qui m’a vite agacée à cause de ces trop nombreuses répétitions. J’ai entendu parlé d’une adaptation cinématographique, j’irais jeter un œil si j’ai du temps à perdre mais le matériel de base ne me donne pas franchement envie.

En Bref : 

Un livre bien écrit mais qui n’a pas présenté pour moi beaucoup d’intérêt.

Note ♠♠♠♠♠

La vérité, c’est qu’on s’emmerde profondément parce qu’on a plus rien à désirer.

 

Publicités