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Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la  » réalité féminine » s’est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l’Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu’il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s’évader de la sphère qui leur a été jusqu’à présent assignée, elle prétendent participer au humain.

Avis :

J’ai choisi ce livre pour des raisons personnelles et parce qu’en tant que femme, j’ai commencé à me poser des questions sur ma condition et sur ce que pouvait bien être la « vraie femme » que je ne suis pas.Je ne suis pas certaine d’avoir trouvé un début de réponse, mais j’ai pu mettre des mots sur mes impressions et j’ai appris énormément sur la façon dont le monde qui m’entoure a été façonné.

Ce premier ouvrage se découpe en trois partie : le Destin, l’Histoire et les Mythes.

La première partie est elle aussi divisée. On y voit d’abord pourquoi d’un point de vue biologique la femme serait inférieur à l’homme. Mais bien vite Simone de Beauvoir démonte ces préjugés pour nous prouver qu’au niveau de la reproduction, il n’y a pas de supériorité de qui que ce soit. L’homme et la femme sont chacun nécessaire l’un à l’autre car si l’un manque, la reproduction est impossible. Puis elle continue à nous prouver que ni le point de vue de la psychanalyse ou comment la femme se défini comme être humain puis du matérialisme ne peuvent justifier la supériorité que l’homme a maintenant sur la femme. J’avoue que cette partie n’est pas la plus intéressante de l’ouvrage et qu’elle peut être un peu complexe. Toutefois, l’auteur prend la peine de nous expliquer en détails les théories dont elle nous parle, ce qui nous permet de comprendre parfaitement le fil de sa pensée. Alors quelques relectures des passages difficiles et un bon dictionnaire suffisent à comprendre l’idée que tente de nous faire passer Madame de Beauvoir.

La seconde partie est plus concrète puisqu’elle nous parle de la place des femmes dans la société à travers l’histoire. On commence donc avec les peuples dits primitifs puis l’on remonte dans le temps passant par l’époque Greco-Romaine, le Moyen-Age et enfin l’industrialisation. A chaque fois on nous explique quelle était la condition de la femme, quelles étaient les lois qui la confinaient au foyer. On y voit que le Moyen-Age était la période sombre pour les femmes mais que chaque époque connait ces féministes que ce soit d’ailleurs des femmes défendant leur sexe ou des hommes. Parce que oui le féminisme est tiré du mot femme mais à travers les siècles on trouve aussi quelques hommes pour défendre l’égalité homme-femme. La femme s’émancipe donc grâce au travail, provoquant la méfiance des hommes qui craignent pour leurs emplois. Ces derniers sont peut désireux de voir les femmes prendre du pouvoir et préfèrent les laisser à la maison sans qu’elles n’aient à se soucier ni de travail ni de politique et donc d’avoir un pouvoir sur le monde dans lequel elles vivent. Mais que désirent l’homme de la femme ?

C’est le sujet de la troisième partie. Le mythe de la femme, ce que les hommes désirent des femmes notamment sur le plan sexuelle. Pour se faire Simone de Beauvoir prend pour exemple  cinq auteurs et analyse la façon dont les femmes sont présentent dans leurs œuvres. Elle en arrive presque à me faire apprécier Stendhal décrit comme féministe ( et pourtant on partait de loin).

En dépit du fait que ce livre soit écrit par une femme, je le trouve plutôt objectif. Simone de Beauvoir ne tente pas de démontrer la supériorité de la femme par rapport à l’homme. Elle reste dans les faits concrets et elle tente de prouver et d’appuyer au mieux ce qu’elle démontre pour rester le plus objective possible. On y apprend beaucoup sur la condition de la femme dans le passé et sur la condition actuelle ce qui nous permet de comprendre certains comportements. Je n’ai qu’une hâte c’est de lire le tome deux !

 

En Bref :

Un livre très intéressant et très riche ou l’on apprend énormément que l’on soit homme ou femme et qui reste à la portée de tous.

Note : ♠♠♠♠♠♠

Ce n’est pas l’infériorité des femmes qui a déterminé leur insignifiance historique : c’est leur insignifiance historique qui les a vouées à l’infériorité.

 

 

 

 

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