9782253121206Résumé :

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie.

Avis :

 

Alors, comment commencer. Déjà j’avoue que ce genre de livre c’est pas franchement ma came. Je suis plus branchée fantasy/ fantastique voir polar. Puis le résumé était assez flou. Alors pourquoi ce choix alors ? Déjà parce qu’il m’a été grandement conseillé. Ensuite pour la couverture qui me plait beaucoup. Paraît qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture mais honnêtement je ne regrette pas de l’avoir fait. Je vais tenter d’en parler sans trop spoiler.

On entre dans la vie de Joséphine chercheuse du CNRS passionnée par l’histoire médiévale et plus particulièrement le XIIème siècle, et on jongle entre divers membre de sa famille. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne commence pas très bien pour Jo. Son mari, au chômage depuis longtemps la trompe et bien vite fini par la quitter avec sa maîtresse pour tenter de prendre un nouveau départ en montant sa société. Alors on suit Jo qui fait tout pour s’en sortir seule avec deux petites filles à sa charge, avec ces factures, ces dettes et son salaire de misère. On apprend à connaître sa sœur, la très belle et très enviée mais surtout très égocentrique Iris qui cherche à être le centre d’attention par tous les moyens possible et son mari le très droit Philippe qui se réveillera à la fin du livre. Arrive ensuite sa mère Henriette aussi snob qu’antipathique et son mari Marcel. Ce dernier parait d’abord rustre, paysan mais plus l’histoire avance, plus on se prend d’affection pour cet homme qui s’est fait floué.

Et il ne sera pas le seul. Tout tourne autour des petits voir des gros mensonges dans cette famille. Mais ce qui est intéressant à mon sens c’est l’évolution des personnages, surtout pour Joséphine qui passe de mère au foyer qui ne s’occupe de pas grand chose à mère célibataire qui doit tout gérer. Fini pour elle son petit confort quotidien, elle se retrouve face à des problèmes qui la dépassent et qu’elle ne peut pas fuir. Elle garde toujours ce coté nunuche, un peu pataude et idéaliste mais on la voit s’affirmer et finalement devenir une adulte indépendante qui se trouve des qualités. En se plongeant graduellement dans la vie des personnages on apprend que ce que l’on pense en regardant à la surface, comme le bonheur d’Iris de sa famille et leur vie ‘ parfaite ‘ est souvent loin d’être vrai. Elle a ces angoisses comme tout le monde et une avidité de parvenir, sans pour autant faire le moindre effort, qui la pousseront à utiliser tous les moyens et toutes les personnes en sa possession pour parvenir.

En dépit de l’héroïne, il y a deux personnages que j’ai particulièrement aimé, tout d’abord Josiane la maîtresse de Marcel. On peut d’abord penser qu’il ne s’agit que d’une profiteuse qui couche avec son patron pour son argent. Mais bien vite on voit qu’il ne s’agit que d’une femme qui cherche simplement à être aimée mais qu’elle n’a malheureusement pas beaucoup de chance à ce niveau là. Si elle est prête à beaucoup de sacrifice, elle n’en garde pas moins un caractère bien trempé pour obtenir ce qu’elle veut. Le second personnage est Philippe Dupin( qu’on ne voit pas du tout assez !!) qui commence en étant avocat froid, mais qu’on apprend à connaître au fur et à mesure qu’il entre dans la vie de Joséphine. On le pense d’abord glacial et distant, mais on se rend compte que lui aussi est un homme à qui on a menti, mais qui loin de se laisser faire décide de prendre une petite revanche. Et on lui découvre enfin un cœur lorsqu’il décide d’entretenir une vraie relation avec son fils. Par contre rassurer vous, ce livre n’est pas là uniquement pour montrer que les femmes sont des menteuses. Il le montre autant qu’il montre la lâcheté des hommes, notamment avec le mari de Joséphine qui n’hésite pas à la laisse seule élever ces filles tandis qu’il part refaire sa vie puisqu’il ne trouve plus de quoi satisfaire ces ambitions en France.

J’avoue énormément aimer Joséphine, jeune femme maladroite pleine de grand principe, sans doute parce que je retrouve un peu de moi en elle, dans son côté godiche et rêveuse. Elle est attachante en dépit de tous ces défauts. Parce que Katherine Pancol ne nous offre aucun personnage lisse, tous ont leurs qualités et leur défauts en nombre assez conséquent. Ils sont plutôt humain, même si certaines situations invraisemblables restent tout à fait romanesque notamment au sujet de la vie de Shirley. L’écriture est bien menée, on passe de page en page sans s’en apercevoir et on a dévorer l’ouvrage avant d’avoir pu dire ouf. Le style est simple et épuré, l’auteur nous fait parfaitement parvenir les émotions de ces personnages ce qui nous permet de créer un lien avec eux faisant que même si je ne les apprécie pas tous, je suis incapable d’en détester un seul.

Après l’avoir lu, je comprends mieux le résumé. Ce roman c’est effectivement la vie, on nous parle de problème quotidien ( en très grande partie ) sans que ça ne devienne ennuyeux. Ce qu’on pourrait lui reprocher ( parce que rien n’est parfait ) est l’invraisemblance de certaine situation, l’argent qui est vraiment omni présent et certain personnage un peu trop caricatural à mon goût comme Henriette ou Iris qui endossent un poil trop le rôle de « méchantes » à mon goût.

En bref :

Une lecture très sympathique, j’ai passé un moment agréable dont je lirais la suite avec plaisir !

Note ♠♠♠♠♠

Quand on a peur, il faut toujours regarder sa peur en face et lui donner un nom. Sinon, elle vous écrase et vous emporte comme une vague scélérate.

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