kushielRésumé :

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Avis :

Kushiel est la première trilogie des saga écrite par Jacqueline Carey composé du tome un La Marque suivit de L’élue puis de L’avatar. Etant donné que je viens de terminé ce dernier tome, j’ai choisie de chroniquer toute cette première trilogie en même temps et en évitant au mieux les spoils.

L’auteur a choisi d’utiliser la géographie de l’Europe pour raconter une histoire médiévale fictive mêlée d’éléments fantastiques. On y trouve différents pays dont tous ont un rapport plus ou moins éloigné avec ce qui se trouvait aujourd’hui en Europe avec leurs lots de nobles et de familles royales. Alors oui, la longue liste de personnage en début de roman peut paraître confuse et effrayante à première vue. Mais chaque personnage est présenté au fur et à mesure de ces apparitions et quelques rappels sont fait tout au long du récit.

Un livre dans lequel il est difficile d’entrer. Un poil long à démarrer lorsque Phèdre nous raconte le début de son histoire et cette de ces parents. Ce récit peut paraître ennuyeux voir effrayant, mais une fois dépasser ça on se retrouve avec un véritable pépite entre les mains. Dans une première partie on nous présente vraiment l’univers construit par Jacqueline Carey avec ces personnages et leurs croyances. A première vue ennuyeux mais loin de là ! Cela nous permet de nous familiariser avec le monde pour le moins complexe de Jacqueline Carey et sa plume extraordinaire. Parce que même s’il s’agit d’une réécriture du notre histoire médiévale et que l’auteur s’appuie sur des faits, elle réinvente tout un monde avec ces pays, ces coutumes ces religions et architectures le tout décrit avec force de détails et de précision. Toutefois une fois qu’on a réussi à entré dedans ( passé les 200 premières pages du premier tome) et qu’on s’est habitué au style de l’auteur, on se laisse happée par les intrigues qu’on nous livre. Les débuts du second et troisième tome sont légèrement moins rébarbatifs et commencent avec un résumé du tome précédents. pour ma part j’estime cela nécessaire si l’on enchaîne pas les tomes à la suite étant donné la densité de chaque tome.

Pour en revenir à l’histoire, on apprend d’abord à connaître Phèdre, avec qui on grandit et on découvre un personnage charismatique qu’on suit avec plaisir. Loin d’être parfaite, elle a beaucoup de défaut qu’elle finit par accepter. Elle est aussi prisonnière de sa propre nature avec laquelle elle doit composer pour le meilleure ou pour le pire. Phèdre est acheté à une maison de plaisir par Anafiel qui voit en elle un signe que personne n’avait n’avait jamais remarqué. Il la prend alors dans sa maison avec Alcuin un autre de ces protégés et plus tard Joscelin le sévère et austère frère cassilin. Phèdre est donc formée pour devenir une courtisane, mais sous cette couverture elle est formée aux langues, à l’histoire mais surtout à écouter et poser les bonnes questions. Parce qu’avant tout Anafiel la forme à espionner ces clients. Fidèle à sa reine, il tente de savoir qui a des vues sur son trône. Il tente donc d’affiner ces sens, de lui apprendre à écouter et à utiliser sa tête pour qu’elle puisse se sortir des situations délicates dans lesquelles il l’enverra. Le moins qu’on puisse dire est que Phédre est vive d’esprit et qu’elle ne baisse jamais les bras. Et pour la protéger physiquement en cas d’attaque, elle peut compter sur Joscelin sévère guerrier chargé de la protéger.Ce dernier est un personnage froid au premier abord. Mais plus l’histoire avance, plus il évolue, confronté à des problèmes qui le dépassent et on se rend compte à la fin du premier tome que finalement il n’est pas aussi agaçant.

Dans une seconde partie du roman, l’histoire commence vraiment avec son lot d’intrigues, de complots et de trahisons digne du Trône De Fer. C’est la que les choses deviennent plus compliqués encore et que l’action commence. Parce qu’il y a énormément de personnage, chacun ayant un but précis créant un arrière plan géopolitique parfois difficile à comprendre mais toujours expliqué. Cela peut peut être créer parfois des répétitions dans le récit mais étant donné la complexité des intrigues je pense que c’est plutôt nécessaire. Bon nombres d’alliances et de trahisons se font et se défont créant souvent des surprises et mettant souvent Phèdre dans des situations délicates. Heureusement pour elle, elle est parvenu à se faire de nombreux alliés. Mais elle a aussi de nombreux adversaire dont une femme qui s’opposera à elle du premier au dernier tome. J’aime la relation ambiguë qu’il peut y avoir entre ces deux là, et surtout les sentiments qui animent Phèdre lorsqu’elle est face à cet ennemis.

Phèdre est donc une courtisane ce qui induit des scènes de sexes, mais encore une fois la plume de Jacqueline Carey fait des merveilles. On reste dans la poésie et un certain flou en dépit des préférences de l’héroïne. Rien n’est jamais cru ou vulgaire; l’auteur parvient à nous rendre les scènes sensuelles même si l’on ne partage pas les penchants de Phèdre. Le style est globalement fluide et agréable à lire. L’auteur a un vocabulaire extrêmement étendu et une maîtrise formidable de sa plume qui nous tient en haleine et nous emmène dans son univers en dépit de la complexité de son intrigue.

En Bref :

Même s’il est difficile de se plonger dans l’univers de Jacqueline Carey, ou au moins le premier tome, c’est vraiment une trilogie qui en vaut la peine. Un énorme coup de cœur pour ma part et c’est avec plaisir que je lirais Imriel la suite de cette trilogie.

Note : ♠♠♠♠♠

Qui se soumet n’est pas toujours faible. Choisis tes victoires avec sagesse.

kushiel

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