9780241956533.jpgRésumé : 

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante

Avis : 

Ce livre porte sur le même thème que Ne Tirez Pas Sur L’oiseau Moqueur : la ségrégation raciale en Amérique. Cependant, l’atmosphère qui y règne y est totalement différente. Il est écrit à la première personne ou les trois héroïnes se partagent la parole.

On trouve tout d’abord Miss Skeeter, jeune fille blanche qui vient tout juste de terminé ces études. Et la ou toutes ces camarades ne rêve que de mariage, Skeeter elle a un peu plus d’ambition et désire non seulement trouver un travail mais aussi écrire un livre. Il y a aussi la douce Aibileen, encore meurtrie par la perte de son fils. Elle travaille depuis des années en tant que bonne, depuis qu’elle s’est découvert un don avec les enfants et s’occupe de la petite Mae Mo adorable petite fille délaissée par sa mère. Elle se fatigue donc a élever les enfants des autres, de la façon la plus tolérante possible en espérant voir les choses changer un jour. Et enfin l’impertinente Minny et sa langue bien pendue qui, même si elle est la meilleure cuisinière de l’état a du mal à garder un emploi, jusqu’à ce qu’elle se fasse employée par l’étrange Miss Célia qui, en plus de manger à sa table lui demande d’être son professeur de cuisine.

Des personnages qui n’étaient pas censé se rencontrer, mais les hasards de la vie mettront Skeeter au milieu de la vie d’Aibileen. De fil en aiguille la jeune femme blanche se prendra d’amitié pour cette femme et aura l’idée loufoque d’écrire un livre de témoignage sur la vie des bonnes de l’époque. Un pari fou à l’époque ou Noirs et Blancs n’étaient pas supposés se fréquenter !

Il finira néanmoins par se faire, à cause d’un triste incident et en dépit de la peur qui habite toutes les femmes qui y participe. Et le résultat est bien loin des stéréotypes qu’on pourrait y attendre. On y trouve certes des familles qui ne traite pas leur employée de façon correcte, on pensera notamment à Miss Hilly, ou encore Miss Hilly et enfin Miss Hilly ( FAUX je ne déteste pas ce personnage ). Mais à côté de ça on trouve de nombreuse anecdotes touchantes ou amusantes sur les bonnes et les familles blanches pour lesquelles elles travaillent.

Le travail de Skeeter sur cet ouvrage est entrecoupée de multiple petites aventures, comme la loi sur les toilettes, la Terrible Chose de Minny, les tentatives désespérées de Skeeter de trouver un petit ami ou encore les aventures de l’étrange Miss Célia. Des personnages haut en couleur et au caractère bien trempé.

La fin ne dénature rien au livre, il ne se termine ni bien, ni mal mais sur une note d’espoir dans la vie de nos héroïnes qui, si elles ont chacune perdu quelque chose, ne perdent pas l’espoir de voir leur situation s’améliorer.

En Bref :

Un véritable coup de cœur pour ce livre avec beaucoup de moment fort. Mon seul regret ai d’avoir été obligé de le lire en anglais >< » Parce que l’anglais contemporain, d’accord, mais l’anglais des noirs des années 60 franchement c’est difficile. Parce que oui, lorsque le roman est écrit du point de vue d’Aibileen ou de Minny toutes leur partie est écrit avec l’accent. Une difficulté à lire qui m’a parfois empêchée d’apprécier le livre à sa juste valeur.

Note : ♠♠♠♠♠

J’ai envie de crier assez fort pour que Baby Girl m’entende, de crier que sale, c’est pas une couleur, que les maladies, c’est pas les Noirs. Je voudrais empêcher que le moment arrive – comme il arrive dans la vie de tout enfant blanc – où elle va se mettre à penser que les Noirs sont moins bien que les Blancs.

Publicités