couv25998946Résumé :

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Avis

Livre d’inspiration biographique écrit dans les années 60, il a gagné le prix Pulitzer mais il a aussi été interdit aux USA pour son contenu militant au bon milieu de la lutte pour les droits civiques.

L’histoire quand à elle se passe dans les années trente, au milieu de la famille Finch, dans une petite ville ou la ségrégation raciale est très présente.

Dans cette famille, il y a d’abord Scout petite fille énergique à l’esprit vif qui fait aussi office de narratrice. Du haut de ces huit ans elle nous raconte des faits d’un point de vue simple et innocent. Ensuite vient Jem, en grand frère protecteur qu’on voit grandir et passer dans le monde des adultes. Et enfin Atticus père veuf qui s’occupe d’éduquer ces enfants du mieux qu’il peut tout exerçant du mieux qu’il peut sa profession d’avocat. Et ce même lorsqu’il est commis d’office pour protéger un noir. N’étant que rarement chez lui, c’est la bonne, Calpurina qui se charge majoritairement de l’éducation des enfants. Elle peut se poser comme le personnage représentant l’égalité entre noirs et blancs. Des personnage tous aussi plausibles qu’attachant.

L’histoire se déroule en deux temps. D’abord les jeux d’enfants avec le mystérieux voisin, Boo Radley. Celui ci ne sortant jamais, il attise la curiosité des enfants qui lui inventent une vie et cherchent désespérement à entrer en contact avec lui.

Puis doucement arrive le moment du procès. Encore une fois, les choses sont uniquement vues du point du vue de Scout, avec ces réflexions d’enfant qui nous montre l’absurdité de certaines réactions des adultes bien pensant. Et enfin l’affreux dénouement et un constat sur la bêtise humaine qui nous donne l’amère impression d’être retourné à la case départ.

Le fait que ce livre soit écrit du point de vue d’une petite fille en fait un livre simple à lire, avec une histoire toute aussi simple dont on devine la fin bien avant qu’elle n’arrive. Et pourtant c’est un livre puissant, une véritable hymne à la tolérance ayant pour but de nous faire comprendre qu’il ne faut pas se contenter des apparences pour juger sans pour autant être moralisateur.

En Bref :

Harper Lee nous livre ici un véritable chef d’oeuvre, un livre qu’on ne peut lâcher avant de l’avoir terminé. Je le conseillerais à tout le monde qui peut toujours s’inscrire dans l’actualité pour son appel indulgence et acceptation de l’autre. A lire et à relire à tout âge.

Note : ♠♠♠♠♠

Je voudrais que tu comprennes ce qu’est le vrai courage. C’est savoir que tu pars battu d’avance, et malgré cela, agir quand même et tenir jusqu’au bout.

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